Posté le 06.09.2007 par erinetulster
Pour mon dernier jour, j'ai décidé de m'offrir une petite balade dans la banlieue de Dublin pour admirer la mer. J'ai donc pris le RER local ( le DART ) pour aller sur la péninsule de Howth. Ce petit village de pécheurs niché dans le creux d'une falaise est très mignon avec ses petites maisons colorées et ses bateaux de pêche. Une crois celtique gravée de versets bibliques entourée de plaques commémorant des pécheurs perdus en mer se dresse au bord du chemin en direction du quai.
Tout petit, très paisible, il offre une jolie vue sur la mer et la baie de Dublin. Un ilôt aux falaises abruptes lui fait face. Tout au bout de la jetée, un phare coloré se dresse,unique repère pour les voiliers. Des pêcheurs répondant tout à fait au cliché de l'irlandais traditionnel ( caquette démodée et expression rêveuse sur le visage ) arpentaient le quai à pas lents. Des mouettes et des goêlands se disputaient des morceaux de poisson oubliés tandisque, pêchant entre les bateaux, des gros phoques noirs ou tâchetés dressaient leur tête luisante hors de l'eau, soufflaient par leurs narines gonflées et fixaient d'un oeil curieux ces touristes idiots qui les prenaient en photo.
Puis je suis rentrée à Dublin pour finir de visiter le national museum et surtout voir enfin la bibliothèque de Trinity college, superbe salle toute en bois, très hautes, des livres jusqu'à la voûte en berceau. On peut y admirer la plus ancienne harpe d'Irlande. Une magnifique exposition raconte l'histoire des manuscrits médiévaux de la bibliothèque, leur origine, leur fabrication et la signification des enluminures.
On peut bien sûr y admirer quelques manuscrits dont le célèbrissime Book of Kells.
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Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Le lendemain, après être passée devant Trinity College, j'ai commencé par visiter la National Gallery qui se trouve en plein quartier géorgien. J'ai pu apprécier l'élégance sereine et très british de Merrion Square, son alignement parfait et interminable de hautes maisons de briques rouges, avec leur lierre, leurs petites clôtures de fer forgé, leurs portes et fenêtres sculptées.
A la national gallery, je me suis concentrée sur les peintres irlandais qui se situent au rez de chaussée. J'ai particulièrement apprécié les impressionniste irlandais et leurs superbes paysages, mais ma salle préférée demeure celle dédiée à jack Yeats, frère du poète et plus grand peintre irlandais. De style expressioniste, il représente beaucoup de scènes de cirques, des paysages au ciel magnifique et de chevaux à la crinière flottante, un mélange de fantastique, de scène de genre et de représentation de l'âme humaine. Son coup de pinceau est caractéristique : il peint soit à même la couleur, formant des reliefs soit en couches très fines. Il a beaucoup travaillé avec le bleu et le rouge.
Puis, j'ai pris un repos bien mérité à St Stephen's Green, le parc au centre de Dublin, doté de magnifiques pelouses vert émeraude et de jardins à l'anglaises. Je me suis arrêtée sur une pelouse pour manger un sandwich et ai eu l'agréable surprise de tomber sur trois musiciens chantant des chansons irlandaises en s'accompagnant de guitarre folk, bandjo, bodhran ( sorte de tambour en peau de mouton ), petite guitare et thin whistle ( sorte de pipeau). Ils ont notamment chanté l'hymne officieux de Dublin Molly Malone qui est aussi la chanson des supporters de l'équipe de rugby irlandaise. La statue de cette pauvre petite marchande de crustacés vivants ( alive alive oh!) si jolie se trouve à l'angle de Grafton street. Beaucoup de familles se trouvaient là et des petites filles esquissaient des pas de danse irlandaise....
Ensuite, je me suis laissée entraîner par des comédiens ambulant à assister à une représentation cocasse et "à l'irlandaise" de La mégère apprivoisée de Shakespeare dans un petit cirque de pierre en plein coeur du jardin. Malgré l'accent à couper au couteau, j'ai plutôt bien compris l'histoire. Les acteurs étaient maquillés un peu comme des clowns, portaient des costumes traditionnels irlandais et nous on offert un petit numéro de danse irlandaise à l'occasion du mariage de l'héroïne. Bref, c'était très agréable et j'ai trouvé le moyen d'attrapper le premier coup de soleil de l'été. Eh oui, même en Irlande, ça arrive!
Après cela, je me suis remise en marche vers le national museum for history and archeology pour en apprendre un peu plus sur le peuple celte et les origines de la culture irlandaise qui est aujourd'hui en train de ressurgir après tant de siècles de joug anglais. J'ai donc pu apprendre l'origine des celtes, comment ils sont venus de la méditerranée et ont envahis l'Irlande, l'importance de la culture de La Tène à l'âge de fer en Irlande, et l'évolution de l'art celtique sous les influences vikings et germaniques. J'ai pu constater que tous les symboles celtiques que l'on voit fleurir actuellement un peu partout proviennent d'objets fabriqués avant l'invasion anglaise au 12. siècle, tels que croix celtiques, épingles de forme rondes, symboles païens, etc...
Le musée fermant à 17 h, il me restait un petit peu de temps pour visiter le quartier des Liberties, le plus ancien quartier de la ville où on peut admirer les restes d'un château médiéval et la plus ancienne église, St Audoen, fondée au 12. siècle par les Normands, très sobre, ressemblant plus à un donjon qu'à une église et toute de brique brune. En parlant d'église, je n'ai bien sûr pas manqué de visiter la Cathédrale St Patrick, magnifique bâtiment entouré d'un jardin à l'anglaise et flanquée d'une tour crénelée lui donnant là aussi un aspect fortifié, ce qui est renforcé par l'étroitesse des fenêtres en ogives. Une multitude de petites tours pointues ( ce qui est caractéristique de l'architecture irlandaise aussi bien au nord qu'au sud ) lui donne un aspect féerique.
Enfin,je suis revenue à l'auberge par la rive nord, beaucoup moins huppée et british que le sud où j'ai pu admirer le bâtiment palladien des Four Courts où se réunit le parlement, une très belle vue sur les ponts de Dublin sous un beau soleil couchant. J'ai pu ainsi me découvrir le Dublin populaire, les vieux bâtiments de briques aux étroites fenêtres en berceaux, les arrières-courts grises, les passages sombres et voûtés, vieilles bâtisses dont beaucoup pourraient être rénovées et qui rappellent un passé pas si lointain où Dublin n'était pas une des villes les plus prospères d'Europe. La rue O'connell, une des rues principales, comportant de nombreux supermarchés, cinémas, etc..., moins huppée que Grafton street mais où on sent battre le coeur de la ville, est très intéressante en raison d'un terre plein central réservé aux piétons et sur lequel s'alignent les statues des pères de l'Irlande moderne, ceux qui l'ont construite en tant que nation indépendante.
A ce propos, le nombre de drapeaux irlandais vert-blanc-orange (l'irlande catholique en vert, les orangistes-les protestants loyalistes ayant soutenu le roi d'Angleterre Guillaume d'Orange quand il écrasa les Irlandais révoltés à la bataille de La Boyne à la fin du 17. siècle- réunis par la paix en blanc) aux murs des maisons est impressionnant. Ce nationalisme n'est pas étonnant quand on pense que la république d'Irlande n'a été fondée qu'en 1949 ( même si la guerre d'indépendance s'est déroulée dans les années 1920).
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Comme je m'intéresse particulièrement à l'histoire et comme je ne connaissais presque rien de l'Irlande, j'ai programmé mon temps à Dublin (2 jours) pour visiter les musées les plus intéressants et faire le tour des quartiers les plus intéressants. Mon programme était le suivant :
- Arrivée à Dublin vers 18 heures, après avoir déposé mes affaires à l'auberge il était 19 h quand j'ai pu me mettre en route pour le centre ville:
je suis passée devant Custom House, l'ancien bâtiment des douanes de Dublin, superbe bâtisse en pierre grise de style palladien ( renaissance ), pour prendre le pont Talbot. Sur le quai, je suis tombée devant une petite Eglise grise au fond d'une court dont l'architecture me faisait penser à une usine. A l'intérieur, la voûte était faite d'une articulation de poutres en fer apparentes faisant très "temps modernes".
Puis je me suis engagée dans la ville pour rejoindre Trinity college qui se trouve à côté de la Bank of Ireland, deux bâtiments là encore de style palladien construits vers le 18. siècle. Trinity college se trouve au plein centre d'activité de la ville puisqu'à deux pas commence Grafton street, la grande rue commerçante de Dublin et pas loin non plus on trouve Temple Bar, rue célèbre pour ses pubs et ses galeries d'art. Ce quartier qui à l'origine était populaire, vieux et mal famé à été cédé à des artistes sans le sous qui l'ont rendu désormais attratif. Correctement rénové, il n'en garde pas moins son aspect caractère avec les rez-de-chausée colorés et sculptés, les vieux murs de brique et les fenêtres en berceau, caractéristique de l'architecture dublinoise. L'ambiance y est très sympa, les pubs sont noires de monde et de la musique irlandaise s'infiltre par les portes. On peut apercevoir des familles entières assises à tables avec jovialité. Des musiciens de rue ou Buskers donnent une ambiance chaleureuse à cette rue qui m'a parue comme un ilôt de calme au milieu d'une ville bruyante et affairée.
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Pour mon premier matin à Dublin, le temps était clair. Comme je m'étais promenée dans la ville la veille au soir, j'étais déjà un peu habituée à l'ambiance de la ville et j'ai pu affiner mes impressions. Ainsi, j'ai remarqué une chose que j'avais déjà lu dans plusieurs guides de voyage, c'est l'engagement des Irlandais en faveur de l'écologie. Ainsi, sur le quai de la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin, une bannière rappelle combien l'eau est précieuse.
J'ai aussi noté le nombre de panneaux annonçant des caméras de vidéo-surveillance ou mettant en garde contre les voleurs.
Les passages pour piétons tels qu'on en voit en France n'existent pas : il n'y a pas de bande blanche mais par contre à chaque feu le "petit bonhomme vert" est accompagné d'un signal sonore. J'ai également relevé cela à Belfast. A ce propos, le feu orange existe aussi pour les piétons.
La Liffey a des eaux noires, ce qui a donné son nom à la ville de Dublin : en 841, les vikings envahisseurs fondent un fort qu'ils nomment Dubh Linn ou "marée noire".
Le centre ville est très actif, peuplé d'étudiants de toutes les nationalités, de "gentlemen" en costumes élégants, mais aussi de personnes un peu moins conservatives. Les Irlandais m'ont globalement apparu comme étant de constitution plutôt fine, la peau très claire évidemment, les cheveux la plupart du temps bruns ou blonds aux reflets roux, les yeux le plus souvent d'un bleu ou d'un vert très pur. J'ai aussi remarqué que la plupart ont le visage de forme ovale. Il me semble avoir reconnu ces traits particuliers sur les visages de saints ornant les enluminures des manuscrits médiévaux exposés à la bibliothèque de Trinity College, mais ce n'est peut-être qu'une vue de l'esprit. A partir de midi, la ville a été envahie par une nuée d'écoliers en uniformes de toutes les couleurs. Pour être honnête, je ne les ai ai pas trouvés très seyants : des pulls larges sur des longues jupes plissées....ceux de Belfast par contre étaient plus modernes ( veste de tailleur, cravate et jupe courte. Est-ce-parce que la plupart des écoles sont catholiques à Dublin?
J'ai été frappée par le nombre de mères accompagnées d'enfants, notamment l'après-midi, ce qui est bien naturel. C'est un fait que l'Irlande a une population jeune ( la moitié de la population a moins de 25 ans). De plus, pas mal de familles se réfèrent encore plus ou moins au modèle traditionnel, beaucoup de femmes restant à la maison pour s'occuper des enfants. Enfin, quoiqu'on puisse en dire, les Irlandais sont quand même un peu assez calme dans leur façon de se comporter et ont une allure assez flegmmatique ( en tout cas beaucoup plus que les Français!!!!) Je les ai trouvés très courtois et serviables. Par exemple, en arrivant, je cherchais la rue de mon auberge. Un viel homme m'a aperçue avec un plan et une grosse valise et est tout de suite venu vers moi pour me donner un coup de main. J'ai pu grandement apprécier ce trait de caractère quand j'étais hébergée dans la famille de mon amie mais j'y viendrai dans un autre post.
On reconnaît partout les emblèmes de l'Irlande : la harpe ( par exemple sur les pièces de monnaie), le trèfle à trois feuilles ( comme sur la queue des avions d'Aer Lingus ), mais aussi des symboles celtiques un peu partout et en particulier portés en tatouages.
A ce propos, les panneaux sont systématiquement écris en deux langues : en anglais et en gaélique. A propos du gaélique, c'est le langage natif des celtes, qui a été remis à l'honneur au début de 20 siècle quand l'Irlande s'est libérée du joug anglais. Aujourd'hui, même si la majorité des Irlandais parlent anglais la plupart du temps, le gaélique est la première langue officielle du pays et elle est enseignée à l'école. En Ulster ( Irlande du Nord), il est enseigné dans certaines écoles catholiques. Il n'est aujourd'hui parlé que dans le Gaeltacht sur la côte ouest de l'Irlande. L'Irlandais fait partie de la même famille linguistique que l'Ecossais et le Mannois, le gaélique, la langue la plus ancienne d'Europe.
Tous les panneaux utilisent la calligraphie gaélique, qui donne un aspect fantastique à cette langue. Ce sont d'ailleurs ces caractères et des mots à consonnances gaélique que les auteurs de BD à succès utilisent pour suggérer des mondes fantasmagoriques.
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Une autre photo de l'auberge, cette fois de l'intérieur.
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
L'auberge dans laquelle j'avais réservé un lit pour deux nuits dans une chambre de six était plutôt sympa, propre et bien organisée.
Elle se situe dans Frenchmans Lane, une ruelle toute proche de Busara, le nom gaélique de la gare routière. C'est une jolie maison en grosses pierres grises. L'intérieur a beaucoup de caractère : murs de briques peints en jaune, plafond au poutres apparentes, plancher dans les chambres, rideaux en tissu rayé dans les tons de gris et violet. Une ambiance donc plutôt intime. J'ai bien discuté avec les filles du dortoir ( quatre allemandes ) dont deux étaient des touristes comme moi et deux autres des étudiantes en recherche de logement. C'était agréable de se retrouver le soir pour partager nos expériences et ne pas se sentir trop seul dans cette ville inconnue.
Il y avait toujours quelqu'un à l'accueil pour nous aider ou nous renseigner, une grande cuisine où tous les matins, le petit déjeuner était servi ( inclu dans le prix de la nuit ), des prospectus, les principaux journaux irlandais, des téléviseurs, etc...
Seul reproche : les casiers sécurisés étaient tous petits et payants. J'ai du laisser mes affaires dans ma chambre. Heureusement on n'était que six et je n'avais rien de valeur.
La bonne situation de l'auberge ( près de la gare des bus qui arrivent de l'aéroport), de la gare de chemin de fer ( Connolly Station ), et à 15 min à pied de Trinity College et du centre ville était plutôt appréciable.
Pour un lit en dortoir, le prix varie entre 15 et 20 euros. Compter 30 euros pour une chambre.
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Arrivée à l'aéroport, après avoir passé la douane et récupéré ma valise, j'ai tout de suite trouvé un bureau d"information pour les touristes où j'ai pu acheter une carte de Dublin ( la seule suffisamment complète coûtait quand même 6 euros!)
Ensuite, j'ai pris un bus de la compagnie Airlink Express qui relie directement l'aéroport à Busara, la gare routière centrale, près de laquelle se trouvait mon auberge de jeunesse. (Prix du billet : 6 euros.) Les bus dublinois sont très colorés (le mien était tout vert) et à impériale.
En arrivant vers la ville, j'ai traversé des quartiers résidentiels, où la brique rouge ou noire domine et qui, comme je l'ai expliqué dans mon post précédent, sont parfaitement alignées. Devant chaque entrée se trouve une petite cour cerclée d'une petite grille en fer forgé. Les murs se dressent soit tout droits soit comportant des corps avançant ronds ou carrés. A la campagne, les toits sont pointus mais à la ville pour beaucoup d'anciennes maisons on ne voit pas le toit. J'ai également remarqué l'élégance des lampadaires sculptés. Les fenêtres sont petites, en forme de berceau ( arc de cercle ) en briques d'une couleur différente et divisées en petits carreaux. Une particularité de Dublin sont ses portes : blanches, elles sont encadrées de pilastres, ont des linteaux sculptés et l'espace entre le linteau et le mur est vitré.
Globalement, j'ai trouvé cette ville assez dépaysante, pour moi qui suis lyonnaise et n'est pas habituée aux maisons de brique. J'ai trouvé la ville assez bruyante, en raison des nombreux travaux qui prennent place un peu partout dans la ville. Le bus provoquent aussi beaucoup de bruit et de pollution, qui s'ajoute à un trafic très dense et de nombreux embouteillages. On m'a expliqué que ce qui serait du à l'architecture du réseau routier qui pourrait être améliorée. De plus, les transports en commun n'étant pas assez nombreux, cela expliquerait que les Irlandais roulent beaucoup en voiture. Je crois que Dublin est une ville qui bouge beaucoup, qui est très active et en pleine expansion. Des buildings modernes semblent avoir poussé comme des champignons à côté de vieilles bâtisses de briques un peu sales ou d'élégantes maisons de brique de l'époque géorgienne. Pour terminer sur les maisons dublinoises, j'ai remarqué que dans beaucoup de cas, le rez-de-chaussée est très coloré et architecturé avec un frontron avançant et orné d'une frise sculpté. Ainsi, le rez-de-chaussée est bien distinct du reste de la bâtisse qui est le plus souvent en briques et tout lisse.
Posté le 05.09.2007 par erinetulster
Comme j'habite à Lyon, je suis partie de Grenoble avec la compagnie Ryanair. Le temps était couvert tout le long du voyage mais il s'est éclarci juste pour l'arrivée sur Dublin. J'avais prévu de rester deux jours à Dublin avant de rejoindre une amie dans la région de Belfast et donc de visiter un peu de l'Irlande du Nord.
Je suis donc arrivée sur la baie de Dublin. Je ne connaissais quasiment rien de l'irlande et je me l'imaginais un peu comme la Bretagne, des falaises et des côtes très découpées. En fait, les côtes de l'est de l'île s'enfoncent plutôt doucement dans la mer. Ce qui m'a frappée, c'est surtout l'omniprésence du vert, un vert plus clair que celui que nous connaissons en France et une herbe plus rase aussi, parsemée de touffes de bruyère brune. J'ai aussi remarqué un paysage très marqué par les bocages, c'est-à-dire que l'Est de l'Irlande est couvert de champs séparés par des haies vives. On passe d'un champ à l'autre par des barrières. Des routes étroites serpentent entre les petites collines qui s'étendent jusqu'à la mer.
En survolant la ville, j'ai été frappée par l'alignement parfait des maisons de brique rouge collées les unes contre les autres. Vive l'urbanisme à l'anglo-saxonne!
Posté le 04.09.2007 par erinetulster
Où trouver un lieu de vacances sympa, dépaysant tout en restant pas trop loin de la France? Où on peut trouver à la fois des collines, des lacs, la mer, des villes et des campagnes sans faire trop de kilomètres? Où on peut s'enrichir culturellement, faire la fête, des randonnées, de la voile, etc...? Un région riche en histoire et en culture populaire?
Pour qui, comme moi, recherche tout cela, l'Irlande est une destination idéale, à condition bien sûr de ne pas être un adepte forcené du soleil et des bronzettes sur la plage.
La petite taille de l'Irlande représente en effet un très grand avantage pour le voyageur : il est possible d'apprendre énormément sur la culture du pays et visiter plusieurs régions différentes en peu de temps!
D'autant plus que l'Irlande est, comme chacun le sait, et ce n'est pas un cliché, un pays plutôt accueillant. Ainsi, Dublin compte de nombreuses auberges de jeunesses, Bed and breakfasts, hôtels, etc.... Même si les guides de voyage considèrent que le parc hôtelier est insuffisant, il me semble qu'il n'est pas si mal comparé à d'autres villes européennes. Le réseau de bus est très fonctionnel et bon marché. Par exemple, ils permettent de relier Dublin et Belfast en 2h30 pour 20 euros aller retour et dans la journée des bus partent toutes les heures. Enfin, la courtoisie des Irlandais et leur serviabilité que j'ai réellement pu apprécier ne sont pas le dernier des charmes de ce pays.
Enfin, pour se rendre en Irlande, on peut trouver avec les compagnies low-cost comme Ryanair, Easy-jet, etc... des billets très bon marchés (moins de 100 euros ) à condition de s'y prendre à l'avance pour faire une veille sur l'évolution des tarifs qui changent régulièrement et parfois de façon assez importante.
Bref, si cette petite introduction vous a convaincus, lisez les autres posts de ce blog et j'espère que vous en apprendrez un peu plus sur l'île d'émeraude.
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